::Partir,
revenir : les passions vives
Annie
Girardot
«Attachée, rivée à
un élastique, je reviens toujours au même
endroit…»
::Si
on voulait résumer la vie d'Annie Girardot,
ce serait en reprenant le titre de son livre,
lui-même emprunté à un film
de Claude Lelouch. Ce titre lui colle à
la peau. D'une rue à l'autre, d'une ville
à une autre, d'un homme à un autre,
une absence, un retour. Une carrière enchaînant
pièces de théâtre, films,
TV, radio, chansons, entrecoupée de terribles
traversées du désert, comme si on
l'oubliait. Mais toujours, elle revient. En ce
début de siècle, elle retrouve sur
scène Madame Marguerite, qu'elle avait
déjà jouée en 1974, et pour
qui elle nourrit une tendresse particulière.
::Annie
a su très tôt qu'elle voulait être
comédienne. Une vraie, avec de solides
études au Conservatoire. Attachée
quelques années à la Comédie
Française, elle s'y sent vite à
l'étroit. Alors elle part sur les routes
en tournée avec Jean-Claude Belmondo. Puis
elle est remarquée par Cocteau qui la fait
jouer sur scène avec Jean Marais. Elle
affirme que Cocteau, d'un souffle, l'a rendue
femme. Sa rencontre coup de foudre en Italie avec
Renato Salvatori va changer sa vie. Un amour fou,
un mariage, une fille, une vie de rêve à
Rome. Mais encore une fois, elle refuse de se
laisser enfermer dans un rôle. Alors elle
jongle douloureusement, passe son temps dans des
avions entre Rome et Paris, ne voulant renoncer
à rien. Son homme est volage? Elle vivra
aussi sa vie amoureuse avec d'autres, sans jamais
oublier son Renato. C'est une femme généreuse,
révoltée contre les injustices,
visitant des prisonniers, se battant pour des
causes souvent perdues d'avance, fidèle
en amitié.
::Annie
Girardot nous raconte sa vie comme elle parle,
avec gouaille et humour, il ne manque que ses
grands gestes. A la fin du livre, nous retrouvons
sa filmographie, le théâtre, la télévision,
par ordre chronologique.
Eliette
Fustier
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