| l'inédite | librairie femmes |
:: 15 rue st joseph
:: carouge :: genève
:: tél: +4122 343 22 33
 

::Les confessions de Constanze Mozart
Isabelle Duquesnoy

::Est-il au monde un nom plus connu que celui de Mozart? Mais qui connaît vraiment Constanze Mozart? Dans le film Amadeus, Milos Forman la présentait sous les traits d’une jeune et jolie demoiselle au caractère infantile et égoïste, qui n’hésitait pas à quitter le domicile conjugal pour aller s’amuser à Baden, en laissant son mari moribond... En réalité, Constanze, troisième des quatre filles Weber et, selon l’humeur de leur mère, la moins jolie, ne correspond en rien au portrait dressé par le cinéaste.

::Amoureuse dès le premier regard du fiancé de sa sœur aînée Aloisia, un petit homme affligé d’une grosse tête et d’une malformation à l’oreille qui prendra plus tard le nom «d’oreille de Mozart» dans la littérature médicale, elle ne renoncera pas, attendant que sa ravissante sœur se lasse de son promis. Constanze, patiemment, réussira à conquérir le cœur de Wolfgang et l’épousera en août 1782. Elle a tout juste vingt ans et lui à peine six de plus. Jusqu'à la mort, en 1791, de son «petit grand homme» (Wolfgang Mozart mesurait 1m62), l’amour de Constanze ne faiblira pas. Malgré la douleur de perdre quatre des six enfants qu’elle mettra au monde, malgré le fait de ne pas être acceptée par le père et la sœur de son mari, malgré ses nombreux problèmes de santé, malgré les commérages, les médisances, la jalousie et les trahisons qui entourent le jeune couple.

::Isabelle Duquesnoy a étudié durant plusieurs années les innombrables documents concernant Wolfgang et Constanze Mozart (notamment leur correspondance) avant de rédiger ce journal intime fictif. Geneviève Geffray, conservateur en chef de la Fondation internationale Mozarteum de Salzbourg lui rend hommage en avant-propos de l’ouvrage, en admettant que l’auteure n’«invente» rien, même si ce journal est imaginaire. Elle se prend même à regretter que ce journal ne fût authentique, et à espérer que l’on retrouve un jour un second journal intime de Constanze, qui permettrait de définitivement réhabiliter la destinée de cette jeune femme incomprise et calomniée depuis plus de deux cents ans.

::Constanze Mozart, dont le plus grand mérite fut certainement d’être la partenaire privilégiée d’un personnage d’exception sans vouloir chercher à percer le secret de son génie, méritait sans nul doute cet hommage.

Sylvie Flamand

barre_nav
Plon, 2003
465 pages
Fr. 47.30
 
 
copyright:: © 2003 inédite librairie ::juin 2008