::Les
confessions de Constanze Mozart
Isabelle
Duquesnoy
::Est-il
au monde un nom plus connu que celui de Mozart?
Mais qui connaît vraiment Constanze Mozart?
Dans le film Amadeus, Milos Forman la présentait
sous les traits d’une jeune et jolie demoiselle
au caractère infantile et égoïste,
qui n’hésitait pas à quitter
le domicile conjugal pour aller s’amuser
à Baden, en laissant son mari moribond...
En réalité, Constanze, troisième
des quatre filles Weber et, selon l’humeur
de leur mère, la moins jolie, ne correspond
en rien au portrait dressé par le cinéaste.
::Amoureuse
dès le premier regard du fiancé
de sa sœur aînée Aloisia, un
petit homme affligé d’une grosse
tête et d’une malformation à
l’oreille qui prendra plus tard le nom «d’oreille
de Mozart» dans la littérature médicale,
elle ne renoncera pas, attendant que sa ravissante
sœur se lasse de son promis. Constanze, patiemment,
réussira à conquérir le cœur
de Wolfgang et l’épousera en août
1782. Elle a tout juste vingt ans et lui à
peine six de plus. Jusqu'à la mort, en
1791, de son «petit grand homme» (Wolfgang
Mozart mesurait 1m62), l’amour de Constanze
ne faiblira pas. Malgré la douleur de perdre
quatre des six enfants qu’elle mettra au
monde, malgré le fait de ne pas être
acceptée par le père et la sœur
de son mari, malgré ses nombreux problèmes
de santé, malgré les commérages,
les médisances, la jalousie et les trahisons
qui entourent le jeune couple.
::Isabelle
Duquesnoy a étudié durant plusieurs
années les innombrables documents concernant
Wolfgang et Constanze Mozart (notamment leur correspondance)
avant de rédiger ce journal intime fictif.
Geneviève Geffray, conservateur en chef
de la Fondation internationale Mozarteum de Salzbourg
lui rend hommage en avant-propos de l’ouvrage,
en admettant que l’auteure n’«invente»
rien, même si ce journal est imaginaire.
Elle se prend même à regretter que
ce journal ne fût authentique, et à
espérer que l’on retrouve un jour
un second journal intime de Constanze, qui permettrait
de définitivement réhabiliter la
destinée de cette jeune femme incomprise
et calomniée depuis plus de deux cents
ans.
::Constanze
Mozart, dont le plus grand mérite fut certainement
d’être la partenaire privilégiée
d’un personnage d’exception sans vouloir
chercher à percer le secret de son génie,
méritait sans nul doute cet hommage.
Sylvie
Flamand
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