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Je suis née au harem
Choga Regina Egbene
traduit de l'allemand par Jacques-André Trime
présenté par Calixthe Beyala
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On se représente souvent le harem comme
un lieu où vivent les épouses d'un
émir ou d'un sultan arabe. Ici, il est
question du Nigeria. Le maître des lieux
est un chrétien qui, du temps des colonies,
avait affirmé à la Mission que Jésus
était noir. Chassé, David fonde
sa communauté, la famille de Jésus
noir, et devient bientôt le chef suprême
de nombreuses familles. Entre alors dans sa vie
Patty, une Allemande de 41 ans, mariée.
Sa fille de 16 ans est restée en Allemagne.
Elle divorce, épouse papa David, met au
monde une fille et s'épanouit dans le harem,
dont elle est devenue une des queens, comme David
appelle ses femmes.
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On travaille dans le harem, chaque femme y a sa
tâche, et Patty coordonne le tout. L'enfant
grandit, heureuse, entourée de sœurs-amies,
de mamans multiples. Elle va à l'école.
Elle sait que le village entouré de murs
est une protection contre l'extérieur.
Mais un jour son père envoie Patty gérer
une ferme en campagne, et la vie de l'enfant va
changer: elle découvre un peu de liberté,
et comprend que le harem est en réalité
une prison. Pourtant elle devra y retourner. Son
père, malade, affaibli, accepte de la marier
à un homme violent, infidèle, paresseux.
Enceinte, elle n'aura plus qu'une solution: fuir.
Avec des complicités extérieures
et dans le harem, elle parvient à se réfugier
chez sa marraine, une guérisseuse. Mais
elle n'arrivera pas à échapper à
un destin tragique.
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Quand on quitte Patty, elle a fondé une
communauté pour des femmes et des enfants
atteints du sida. Sa sœur allemande doit
la rejoindre pour l'aider. La lutte continue.
Ce récit d'une femme courageuse est un
appel au respect des femmes, de leur dignité
et de leur intégrité! Il s'est déjà
vendu à plus de 300'000 exemplaires.
Eliette
Fustier
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