::TROP BELLES POUR LE NOBEL: LES
FEMMES ET
LA SCIENCE
Nicolas Witkowski
::Qui
connaît Sophie Brahé, astronome au
XVIe siècle? Elizabeth Thible, aérostière
à la fin du XVIIIe? Ou encore Sophie Germain,
mathématicienne née en 1776? C'est
une galerie de portraits que nous propose Witkowski,
portraits de ces femmes oubliées de la
science, souvent marginalisées à
leur époque comme elles le sont encore
aujourd'hui. Si certaines ont pu réchapper
à l'anonymat- Emilie du Châtelet,
Clémence Royer, Ada Lovelace, Marie Curie
-, la plupart sont tombées dans l'oubli
malgré des découvertes surprenantes.
::Dans
cet ouvrage, nous faisons la connaissance de la
voyageuse autrichienne Ida Pfeiffer (17971858),
à laquelle Jules Verne a fait quelques
«emprunts» sans jamais la citer, de
Sophie Kovalevskaïa (1850-1891), mathématicienne
et militante féministe, qui a laissé
son nom à un théorème sur
les équations différentielles, de
quelques égéries du prix Nobel de
physique Erwin Schrödinger, et de bien d'autres
encore. En tout, une vingtaine d'histoires de
vie étonnantes, racontées de façon
drôle souvent, émouvante toujours.
Il y a même une Genevoise dans ce panthéon
des femmes de science, Henriette d'Angeville,
dite «la fiancée du Mont-Blanc»,
qui en fit l'ascension en 1838. «Mais
Henriette ne visait pas l'exploit viril, seulement
la fusion amoureuse avec sa montage»
précise Witkowski, qui ajoute qu'Henriette
associa à son triomphe Marie Paradis, humble
paysanne qui avait atteint le sommet trente ans
avant elle.
::Quand
on sait combien le savoir savant a été
interdit aux femmes, on reste bouche bée
devant le courage et la ténacité
de ces pionnières de l'ombre dans la science.
Martine
Chaponnière
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